Vendredi 11 janvier 2008

 

Elle ère dans les rues

les deux bras manquants

car entaillés à la baïonette

Elle porte le fruit non défendu par l'Etat

d'un sauvage qui l'a tranché vif

et éjecté ses graines maléfiques au fond de son corps.

 

Non loin de Nankin,

grouillent ces intrépides cafards nipons,

afin de massacrer leurs ennemis,

 

Ô Maooooo, z'est donc trop de massacres!

N'as tu rien fait pour arrêter cela!

 

Les mitraillettes détonnent dans les ruelles

Les familles meurent dans leur propre maison

Le jeu préféré des enfants est de se tirer dessus

Pendant que les maisons prennent feu,

 

Ô Charles, n'as tu aucun remords?

Ô Charles, t'es mort!!!

 

Dans c'monde, y'en a qui n'ont pas eu de chance de naître juif

A l'époque même les parcs leur étaient interdits,

A part l'humiliation, la peur, la souffrance et...le gaz

Qu'ont-ils connus?

 

Adooolf, toi qui a brisé nos peuples,

Adooolf Lucifer!

 

Aprés tout ce sang volé,

On voudrait nous faire croire depuis des années,

Que Dieu créée,

Que Dieu est bon,

Et même qu'il existe?

 

Au nom du fils, du pére, du Saint Yéti,

Amen!

Par Nolwenn
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Mardi 16 janvier 2007

Les yeux encore endormis, je restais quelques secondes bouche bée, sur le lit. Je remarquai les traces sur le fauteuil de cuir jaune, qui trônait non loin de moi. Le cuir était crocheté sur l’arrière, comme si un petit chat avait pris le malin plaisir d’y faire ses griffes.

 

Un rayon de soleil transperça l’étoffe des rideaux et vint me chauffer les mollets. Je me décidais enfin à me lever sous la joie de ce temps magnifique.

 

Après avoir dégusté mon petit-déjeuner, un sentiment de quiétude  me prit et m’incita à flâner dans la verdure du quartier.

 

Mes jambes se mirent à cheminer les rues, esquissées de belles maisons et d’une nature enivrante. Les odeurs des pins et des arbres dominaient les lieux.

 

Il m’apparut un petit parc dans lequel des enfants jouaient. De loin, j’aperçu des balançoires virevoltantes … visiblement elles étaient occupées. Effectivement, deux petites filles se ballottaient et riaient aux éclats.

 

            « Que j’aimerais être à leur place », pensais-je. Soudain les petites filles libérèrent l’endroit, comme si elles avaient pu lire dans mes pensées. Le soleil chauffait à travers les feuilles du chataîgnié et me chatouillait le visage. Deux écureuils surgirent des haies et vinrent jouer devant moi.

 

Cet animal ne m’était apparu qu’en dessin animé et je les imaginais bien plus gros… Que c’est petit et mignon… Que c’est sauvage !Mais ceux-là ne l’étaient pas. 

 

Bercée par le rythme de la balançoire, je pus réfléchir seule à mes rêves. Je pus prendre du temps pour moi sans avoir peur de le prendre… Je pus faire face à moi même sans que la panique vienne m’encombrer.

 

Oui, Seule j’étais,

 

Et enfin, seule j’appréçiais.

 

 

Par Nolwenn - Publié dans : Poésie
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Mardi 16 janvier 2007

Dans son jardin intime,

Epargnée de tous crimes

La Petite Fille pleure,

Sur ses tristes malheurs.

 

Bleus océan, ses yeux

Révèlent son regard vitreux

Se déchire son coeur

Prés du vieux Saul-Pleureur

 

 

Journée de printemps

 

La Petite Fille suit le modèle de la nature

Elle mûrit

Par la force de la vie.

 

Papa et maman sont partis,

Au delà de la vie

La Petite Fille est seule

Larmes chaudes sur son cœur
Par Nolwenn - Publié dans : Poésie
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Jeudi 7 décembre 2006

Apocalyptique !
Pénètre en lui, Elle, de tous ses piques,
Son haleine toxique l’enivre,
Et se mélange à son être neurasthénique.

Sarcastique !
Le broyant, Elle, de son léger poids
Le rend pathétiquement fou,
De cet émoi peu sympathique, il abdique.

Hummm qu’elle est cynique !
Tel un plexus machiavélique,
Le dévore, Elle, ses plaisirs,
La bourrique ! Elle le tue !

Amnésique devenir, il tente,
Ne plus qu’elle revienne
Des murs en briques se construire
Pour qu’elle laisse place à son ennemie.

De son corps patraque,
Il extrait tous ses tiques,
Les imbriquent là-bas,
Jusqu’à ce qu’une bonne étoile s’en accapare…

Que le supplice se métamorphose

Par Nolwenn - Publié dans : Poésie
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Mercredi 21 juin 2006
Les meubles s’offrent au silence dans ce petit cocon de ouate digne de la Belle. Elle arpente l’espace, qui lui est offert sous la lumière tamisée de sa chambre.

Monsieur le professeur va bientôt pénétrer dans le monde chaleureux de la Belle.

Soudain les petits grésillements des roues écrasant les gravillons de l’allée résonnèrent jusqu’à ses oreilles. Il est là…le Prince arrive. Il se gare et sort de sa voiture. Il s’étire langoureusement, fatigué de ce pénible périple.

Enfin décidé, il marche à grands pas, escalade le muret et atteint la porte de la Belle.

Elle sait qu’il est là et meurt d’impatience à l’idée de reconnaître la chaleur de ses bras autour de son corps.

Elle enfile son peignoir et ouvre la porte.

Les deux regards s’affrontent, les cœurs battent en duo, les corps se rapprochent et se serrent très fort.

Ils s’embrassent, se regardent, se sourient…ils s’aiment.

La Belle attire son homme dans son univers et le guide jusqu’au lieu de repos. Les flammes des bougies frémissent et donnent naissance à des ombres aux formes étranges, qui se contorsionnent sur les murs.

Le Prince prend la belle dans ses bras, la caresse doucement et l’observe de haut en bas. Il descend lentement le col de son peignoir sur son épaule et l’embrasse tendrement dans le cou. La Belle sourit.

Ce Prince à l’âme si clément découvre son corps nu sous le peignoir. Il la déshabille et l’entraîne avec ardeur sur le lit.

La Belle enlace son corps de ses jambes; les deux corps se mettent à danser sur le rythme de l’Amour. Ils dansent, ils dansent et n’en finissent plus.

L’Amour se réjouit, il respire, il transpire de bonheur…Ces yeux, qui pétillent, se cherchent, se trouvent et se mélangent…

Peu à peu les mouvements ralentissent et finissent par s’arrêter. La Belle regarde son homme, lui sourit et l’embrasse délicatement.

Ils restèrent ainsi enlacés pendant des heures à partager les événements nouveaux de leurs vies parallèles.
Par Nolwenn - Publié dans : Poésie
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